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 Contrôle des risques

Se protéger contre l’IBR

Même si la situation nationale vis-à-vis de l’IBR s’est très largement améliorée, l’éradication du virus sur le territoire français prendra encore quelques années. L’arrêté paru au Journal Officiel le 8 juin 2016 a permis de mettre un coup d’accélérateur à l’éradication du virus (consulter l’arrêté). Cet arrêté a pour objet l’extension au niveau national de la lutte contre l’IBR, afin d’obtenir son éradication à court terme. A cette fin, il fixe 3 axes, à savoir :

  • la généralisation de l’attribution d’un statut aux troupeaux vis-à-vis de l’IBR,
  • le renforcement du dispositif de prévention et de surveillance,
  • le renforcement des mesures d’assainissement des cheptels détenant des bovins infectés.

Pour l’heure, la vigilance quotidienne reste nécessaire et chacun doit être en mesure de prendre les précautions nécessaires pour protéger son troupeau.

Précautions à l’introduction

L’introduction (achat, prêt, pension) d’un bovin positif ou contaminé durant le transport est la principale cause de contamination des cheptels. Pour se prémunir :

  • Acheter des bovins issus de cheptels sous qualification « Indemne d’IBR » (à vérifier sur l’ASDA avant la vente)
  • Éviter les transports par une tiers personne ou les transports de longue durée. Privilégier les transports directs du vendeur à l’acheteur.
  •  Effectuer les  prises de sang individuelles obligatoires dans le délai réglementaire = entre 15 et 30 jours après l’arrivée des animaux (précédemment demandé dans les 10 jours suivant l’introduction). Tout contrôle d’introduction réalisé en dehors de cette période donnée est invalidé, donc à refaire.

L’intérêt de cette évolution réglementaire, c’est-à-dire la prise de sang d’introduction repoussée entre 15 à 30 jours après l’introduction, est sanitaire. Cela permet ainsi de détecter une contamination qui aurait eu lieu pendant le transit des animaux. Le délai de séroconversion étant de 15 jours (fabrication d’anticorps contre l’IBR par le bovin nouvellement infecté), il faut passer ce délai pour la détection des anticorps sanguins.
Les animaux introduits doivent rester isolés du reste du troupeau jusqu’au retour des résultats d’analyses négatifs.

Précautions en pâture

  • S’informer du statut de ses voisins de pâture et informer ses voisins du sien.
  • Entretenir ses clôtures et mettre en place des doubles-clôtures quand les voisins de parcs sont à risques.
  • Si vous constatez un mélange de troupeau ou divagation : il est impératif de contacter votre GDS. Votre technicien vous indiquera les précautions sanitaires à prendre.

Mesures de biosécurité

  • Mettre à disposition un pédiluve propre pour les intervenants en élevage,
  • Nettoyer et désinfecter le matériel emprunté ou en commun (bétaillère…),
  • Pour les inséminations artificielles, préférer la semence de CIA. Pour les saillies, dépister le taureau avant de l’introduire avec les reproductrices.

Gestion des animaux connus positifs 

Les bovins connus positifs sont, depuis la parution de l’arrêté de juin 2016, interdits d’entrer dans un autre élevage ou d’être mélangés avec d’autres animaux sains.

Seules deux destinations sont possibles : l’abattoir ou l’atelier d’engraissement dérogataire en bâtiment dédié (atelier ASDA jaunes, animaux valablement vaccinés) .

Ces animaux portent une mention spécifique sur leur ASDA permettant de les distinguer et ainsi de séparer les circuits animaux sains/animaux positifs. Le but de ces restrictions de circulation étant d’encourager la réforme préférentielle des animaux positifs afin de couper les sources de contamination.

La vaccination pour ces bovins positifs reste une obligation réglementaire afin de limiter la ré-excrétion du virus.

En cas de vente de bovins issus de cheptels détenant des animaux positifs, les prétendus à la vente devront subir une prise de sang supplémentaire 15 jours avant leur départ prévu afin de ne faire circuler que des animaux connus négatifs.

Vigilance accrue auprès des ateliers dérogataires

Les ateliers dérogataires ne sont pas sans risque ! En effet, nous constatons encore des contaminations d’atelier d’élevage par le biais de l’atelier dérogataire du même élevage ou élevage voisin …

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à contacter votre GDS.