Actualités petits ruminants

Actualité du 9/05/2019

Prophylaxie des petits ruminants : ne l’oubliez pas !

Tout détenteur d’ovins et/ou de caprins doit soumettre son troupeau au dépistage collectif de la brucellose et dans certains cas, de la tuberculose.

Source : GDS 62

Chaque année, une campagne de prophylaxie collective est organisée. Cependant, tous les troupeaux ne sont pas concernés à chaque campagne :

  • Pour les troupeaux officiellement indemnes, le dépistage collectif s’organise tous les 5 ans, selon une liste établie par la DDPP,
  • Pour les troupeaux non officiellement indemnes, le dépistage s’effectue annuellement jusqu’à acquisition des qualifications.

Pour les « petits détenteurs », il est possible d’être exempté de dépistage, sous conditions et sur accord de la DDPP.

Chaque détenteur doit avoir désigné un vétérinaire sanitaire auprès des services de la DDPP en dehors des dates de campagne. C’est ce vétérinaire qui réalisera les prélèvements ou tests utiles à la prophylaxie. Un document d’accompagnement des prophylaxies (DAP) est remis au vétérinaire (par la DDPP ou par le GDS selon les départements) avant son passage dans l’exploitation. Ce document indique les prélèvements et/ou tests à réaliser ; des étiquettes autocollantes à apposer sur les tubes de sang y sont également fournies pour l’identification des prélèvements de sang et la bonne gestion de ces échantillons par le laboratoire d’analyses.

Les dates de réalisation des prophylaxies ovines / caprines sur les Hauts-de-France sont les suivantes :

Pour plus d’informations sur la prophylaxie des petits ruminants, rendez-vous sur notre pages La prophylaxie en élevage de petits ruminants

 

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Actualité du 9/05/2019

Enquête sur le bien-être en élevage caprins

Le projet Goatwell est un projet multi-partenarial (auquel participe GDS France) piloté par l’Anses Niort visant à objectiver le bien-être en élevage caprins en étudiant l’impact des pratiques d’élevage sur l’immunité, la santé, les performances des chèvres et leur robustesse.

La première étape de ce projet est de comprendre la vision qu’ont les différents acteurs du bien-être animal et de la biosécurité, de comprendre les freins à leur mise en place et de recueillir leurs avis et contributions sur les indicateurs d’évaluation du bien-être des chèvres.

Une enquête est en cours de réalisation par 5 étudiants de l’ISARA Lyon, afin de connaitre vos perceptions sur les pratiques de bien-être animal (BEA) et de biosécurité en élevage caprin.

Voici donc le lien pour répondre à cette enquête (merci d’avance pour vos retours avant le 20 mai !) :

http://limesurvey42.idele.fr/index.php/958858?lang=fr

 

Nous vous remercions par avance pour votre participation qui est importante pour la suite du projet !

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Actualité du 9/05/2019

Étude sur l’usage des antiparasitaires internes chez les caprins

Il existe peu de molécules antiparasitaires disponibles pour les caprins. C’est pour cela que nous faisons appel aux éleveurs caprins pour participer à une étude sur la gestion du parasitisme, en collaboration avec l’ANSES*. L’objectif de cette étude est d’établir un état des lieux des pratiques d’utilisation des antiparasitaires dans les élevages caprins.

Cet état des lieux se fait au moyen d’un questionnaire en ligne accessible ci-dessous:

https://survey.anses.fr/SurveyServer/s/niort/EPRIBELE-etude-usage-antiparasitaires-caprin/questionnaire.htm

En répondant à ce questionnaire totalement anonyme, vous permettrez d’obtenir des données chiffrées solides pour anticiper les conséquences du nombre restreint d’antiparasitaires disponibles.

Les données de cette étude seront analysées par l’ANSES. Une synthèse globale des résultats obtenus vous sera transmise dès que l’étude sera terminée.

Cette enquête sera complétée par une étude sur l’efficacité de l’éprinomectine pour-on en conditions d’élevage, ultérieurement.

Nous comptons sur votre mobilisation pour faire avancer les réflexions sur la gestion des parasites intestinaux des caprins.

Merci !

*Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, laboratoires de Niort et de Lyon
source : pixabay

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Bilan surveillance SBV congénital saison 2017/2018 (information du 4/10/2018)

Le bilan de surveillance du SBV congénital pour la saison 2017/2018 est disponible à l’adresse suivante:

https://www.plateforme-esa.fr/sites/default/files/documents/Bilan%20SBV%20Saison%202017-2018_VF.pdf

Les résultats de la surveillance semblent indiquer que le virus a circulé à bas bruit en 2017 sur une grande partie du territoire métropolitain.

Comme nous vous l’indiquions dans notre actualité du 6 septembre dernier, compte tenu de l’absence de mesures de prévention disponibles vis-à-vis de cette maladie et des connaissances déjà acquises, les membres du groupe de suivi de la Plateforme ESA ont proposé que le dispositif de surveillance du SBV congénital soit désormais mis « en dormance » (avec possibilité de réactivation de la thématique si un changement important dans l’épidémiologie de la maladie se produisait). Cette proposition a reçu un avis favorable de la part du Conseil d’Administration de GDS France et de la part du CNESA (instance de gouvernance de la Plateforme ESA qui rassemble tous ses membres).

Il a également été validée qu’une vigilance informelle puisse continuer à être exercée via les réseaux des membres de la Plateforme ESA.

Source: GDS France.

Surveillance SBV – Mise en dormance du dispositif de surveillance (information du 6/09/2018)

Une surveillance du SBV congénital a été initiée en France au début du mois de janvier 2012 dans un premier temps afin d’exercer une vigilance vis-à-vis d’une éventuelle introduction de ce virus sur le territoire, puis ensuite pour décrire l’émergence du SBV et connaître la distribution géographique de la maladie. GDS France anime cette thématique dans le cadre de la Plateforme ESA depuis septembre 2012, avec une forte implication du réseau des GDS.

Les résultats de la surveillance indiquent que la situation épidémiologique actuelle est enzootique avec des fluctuations d’incidence selon les années (probablement selon plusieurs facteurs : proportion de ruminants naïfs, abondance des vecteurs, conditions météorologiques…).

Compte tenu de l’absence de mesures de prévention disponibles vis-à-vis de cette maladie et des connaissances déjà acquises, les membres du groupe de suivi de la Plateforme ESA, réunis le 5 Juin dernier ont proposé que le dispositif de surveillance du SBV congénital soit désormais mis « en dormance » (avec possibilité de réactivation de la thématique si un changement important dans l’épidémiologie de la maladie se produisait). Cette proposition a reçu un avis favorable de la part du Conseil d’Administration de GDS France et de la part du CNESA (instance de gouvernance de la Plateforme ESA qui rassemble tous ses membres).

Il a également été validée qu’une vigilance informelle puisse continuer à être exercée via les réseaux des membres de la Plateforme ESA.

Source: GDS France.

Peste des Petits Ruminants – situation épidémiologique et reconnaissance des signes cliniques

La Peste des Petits Ruminants (PPR) est une maladie virale des caprins et des ovins, non transmissible à l’Homme, qui se caractérise par de la fièvre, des lésions buccales, de la diarrhée, une pneumonie et souvent la mort. Suite à la détection de foyers de PPR dans l’Union Européenne, notamment en Bulgarie, voici une présentation des signes cliniques de la  maladie importants à connaître et reconnaître dans le cadre de la surveillance et la détection précoce de cette maladie exotique si elle émergeait sur le territoire français.

Description de la maladie

La Peste des Petits Ruminants est causée par un virus  apparenté à celui de la peste bovine, de la rougeole et de la maladie de Carré. Lors d’infections naturelles, la PPR affecte les caprins et les ovins. Les bovins atteints n’expriment pas la maladie alors que certains animaux sauvages y sont sensibles.

La PPR est apparue pour la première fois en Afrique de l’Ouest, dans les années 40. Depuis lors, elle s’est propagée vers le nord et l’est du continent africain, a gagné le Proche et le Moyen-Orient et atteint l’Asie du Sud et de l’Est. Le continent européen était indemne de la maladie, à l’exception de la partie européenne de Turquie touchée en 2004. En 2016, la Géorgie a notifié plusieurs cas auprès de l’OIE*.

La PPR est une maladie à déclaration obligatoire auprès de l’OIE qui vise son éradication pour 2030 (http://www.oie.int/fr/pour-les-medias/editoriaux/detail/article/towards-global-eradication-of-peste-des-petits-ruminants/).

Des signes cliniques frustres en dehors des zones d’enzootie

Il est important de garder à l’esprit que les tableaux cliniques décrits ci-dessous sont tirés d’observations dans les zones d’enzootie, sur le continent africain.

La sévérité de la maladie varie selon les espèces, les races et du pouvoir pathogène des souches de virus. Les premières informations sur les foyers détectés en   Bulgarie font état de signes cliniques frustes, et de taux de morbidité et de létalité faibles. Il est à noter que les foyers suivants en Bulgarie ont uniquement été décelés par les analyses virologiques, sur les échantillons prélevés dans le cadre de la surveillance effectuée dans les zones de restriction de 3 et 10 km autour du premier foyer, suggérant une circulation sans signes cliniques notables.

Trois formes cliniques sont décrites ci dessous : le plus souvent la PPR est exprimée sous une forme suraiguë ou aiguë.

→ La forme suraiguë de la PPR
  • Animaux atteints : plus fréquemment chez les chèvres notamment chez les chevreaux nouveau-nés
  • Symptômes :
    • Cas sévères : mortalité brutale (survenant en quelques heures) sans autres signes qu’une forte hyperthermie.
    • Cas moins sévères : mortalité en 5-6 jours ; 1er  signe observé = forte hyperthermie (41-42°C), suivie rapidement par une atteinte de l’état  général (prostration, abattement, poil piqué, anorexie) et l’apparition de jetage et de larmoiement.
    • Les premiers jours, on peut noter de la constipation qui fait place à une diarrhée profuse parfois hémorragique.
    • Les avortements sont fréquents, en lien avec l’état de septicémie hémorragique.
  • Phase d’incubation : estimée à 2 à 3 jours
→ La forme aiguë de la PPR
  • Les premières phases de la maladie sont identiques à celles de la forme suraiguë
  • Symptômes : jetage séro-muqueux devient muco-purulent et obstrue les naseaux, avec une congestion des gencives avec un liseré à la base des dents, des lésions érosives puis ulcératives sur les gencives, la langue, la face interne des joues, le palais et même le larynx.
  • La langue se recouvre d’un enduit blanchâtre nauséabond. Une toux sèche apparaît qui devient   rapidement grasse.
  • Présence de diarrhée inconstante mais pouvant être hémorragique.
  • Avortements fréquents.
  • Évolution : mort en 8-10 jours ou guérison avec immunité durable (à vie).

À RETENIR : Dans les deux cas (formes aigues et suraiguës) la PPR se manifeste souvent par un syndrome pneumo-entéritique avec présence de jetage oculaire et nasal, et des lésions buccales si l’évolution vers la mort n’est pas trop brutale.

A l’échelle du troupeau, ces symptômes forment la base de la suspicion clinique !

→ La forme frustre ou inapparente de la PPR
  • Particulièrement fréquentes dans certaines régions et certaines espèces (ovins) en raison d’une résistance des races locales.
  • Symptômes : Apparition tardive de papules ou de  pustules => à ne pas confondre avec l’ecthyma.
  • La maladie sous sa forme inapparente est découverte à l’occasion d’investigations sérologiques notamment dans les régions Sahéliennes.
  • Evolution : pendant 10-15 jours, avec signes cliniques inconstants

ATTENTION, la PPR peut être confondue avec les maladies suivantes

– Maladies présentes en France métropolitaine

  • Fièvre catarrhale ovine
  • Ecthyma contagieux
  • Pasteurellose, coccidiose

– Maladies exotiques en France métropolitaine

  • Variole caprine / clavelée
  • Fièvre aphteuse
  • Pleuropneumonie contagieuse caprine
  • Cowdriose
  • Fièvre de la Vallée du Rift

D’où l’importance de faire réaliser un diagnostic par un vétérinaire !

Reconnaitre la maladie – signes cliniques

Illustrations : signes cliniques de la PPR sur des animaux en Bulgarie
(photos fournies par Alexander Tsviatko, Bulgarian Food Safety Agency)

Illustrations : signes cliniques de la PPR sur des animaux en Afrique
(Dr Habib Salami, Dr Abdallah Traoré)

Que faire en cas de suspicion ?

Toute suspicion de PPR doit faire l’objet d’un signalement immédiat à la DDPP (Services Vétérinaires) sauf cas très particulier pour lequel un diagnostic d’exclusion est posé avec certitude au moment même de la visite vétérinaire. Au-delà de ce cas très particulier il convient d’informer immédiatement votre DDPP sans attendre d’éventuels résultats d’examens complémentaires !

Les cas de Peste des Petits Ruminants en Bulgarie

Au total en Bulgarie depuis le 23/06/2018, 6 foyers de PPR ont été recensés, impliquant au total 8 élevages.

Derniers cas en date, 4 nouveaux foyers ont été confirmés par le laboratoire de référence de l’Union Européenne le 10 juillet 2018 suite à la collecte d’échantillons au sein des zones de surveillance et protection (rayons de 3 et 10 km autour du premier foyer déclaré). Ces derniers ont impliqué deux élevages d’ovins et deux élevages mixtes (ovins, caprins) de la région de Yambol.

Pour plus d’informations sur la maladie et son évolution : https://www.plateforme-esa.fr/article/nouvelles-declarations-de-peste-des-petits-ruminants-en-bulgarie-point-de-situation-ndeg3.

Illustration ci-dessous : les points rouges représentent les foyers de PPR en Turquie et en Bulgarie déclarés depuis le 01/01/2018 (source: ADNS)

Sources : Plateforme ESA, OIE, GDS France – 20 juillet 2018

Virus de Schmallenberg : que faire en cas d’agneaux mal-formés ?

Le nombre de cas recensés d’agneaux mal-formés dont les lésions font penser au SBV progresse . Le nombre d’agneaux atteints va de quelques-uns à une trentaine sur une semaine.

QUE FAIRE EN CAS D’AGNEAUX MAL-FORMÉS ?
En cas de suspicion de cas de SBV (agneaux mal-formés à la naissance), nous vous conseillons de contacter votre vétérinaire, pour :

  1. Qu’il vienne dans le cadre de la surveillance des avortements (pour la Brucellose) => visite et déplacement gratuits (pris en charge par l’État),
  2. Qu’il puisse constater les agneaux mal-formés, donner son avis sur la probable implication de Schmallenberg dans les malformations constatées ou non,
  3. Qu’il remplisse un formulaire de suspicion de SBV qu’il transmettra au GDS,
  4. Pour les éleveurs qui le souhaitent, faire analyser les agneaux reste une possibilité mais n’est pas une obligation (frais d’analyses à la charge de l’éleveur).


Les GDS ont fait remonter l’information au niveau national, qu’il y avait à nouveau des naissances d’agneaux mal-formés.
Vous trouverez à télécharger ci-dessous notre dernier bulletin d’information envoyé aux éleveurs d’ovins/caprins adhérents du GDS de Meurthe-et-Moselle. La seconde page est consacrée à la vaccination FCO.

Émergence de la myiase à Wohlfahrtia

Une myiase à Wohlfahrtia, habituellement observée en altitude, sévit en plaine dans les départements de la Vienne et de la Charente. Elle y touche les ovins, mais également les bovins, et s’étend de manière inquiétante.

Les traitements, curatifs comme préventifs, semblent peu efficaces.

Vous trouverez ci-dessous un lien du journal télévisé régional Poitou-Charentes traitent du sujet, avec l’intervention de Philippe DUBOIS, vétérinaire au G.D.S. 16.

N’hésitez pas à nous faire remonter toute observation de cette pathologie dans vos élevages.

Élever et vivre des brebis : pourquoi pas ?