La section équine des GDS des Hauts-de-France   Actualités section équine

  Actualité de la section équine des GDS Hauts-de-France

Actualité du 7/05/2019

Source : RESPE

Découvrez le dernier communiqué du RESPE, en date du 3/05/2019 sur la clôture de l’épizootie de grippe équine :

 

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Actualité du 19/04/2019

Source : RESPE

Bilan repoduction du RESPE au 31/03/2019

Le RESPE produit un rapport d’information périodique sur la reproduction équine, dans l’objectif de diffuser des informations concernant les maladies ou tout autre événement en lien avec la reproduction des équidés pouvant avoir des répercussions sur la saison de monte.

Les maladies suivies sont notamment l’exanthème coïtal – HVE3 et les maladies suivies dans le cadre de la surveillance officielle de la monte ou pouvant impacter la saison de reproduction

Les informations diffusées proviennent du RESPE, ainsi que de la base de données SIRE pour le suivi officiel de la monte.

Vous trouverez en lien ci-dessous le premier bilan pour la saison 2019, prenant en compte les informations disponibles au 31 mars.

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Actualité du 5/04/2019

Source : RESPE

Myopathie Atypique – Bilan du RESPE au 02 avril 2019

Depuis le début de l’année 2019, le RESPE a recensé 13 suspicions de Myopathie atypique par ses Vétérinaires Sentinelles : 1 en Ardèche (07), 2 dans les Ardennes (08), 1 en Dordogne (24), 1 en Ille-et-Vilaine (35), 2 en Haute-Marne (52), 1 dans le Pas-de-Calais (62), 1 en Haute-Saône (70), 1 en Seine-Maritime (76), 1 dans les Yvelines (78), 1 dans le Tarn (81), 1 dans la Vienne (86).

5 de ces cas ont été déclarés en ce tout début avril.

Vous trouverez ci-dessous le message d’information de l’AMAG.

2019/04/02: Alerte –  Myopathie atypique

La série de cas attendue pour le printemps arrive. En effet, le nombre de cas de myopathie atypique ne cesse d’augmenter ces derniers jours.

 

Plantule d’érable sycomore (Acer pseudoplatanus)
Source : RESPE

Dans la limite du possible :

  • temporairement limiter l’accès aux pâtures qui contiennent des plantules d’érables sycomores (voire délimiter la pâture pour éviter les zones où les plantules sont présentes en grand nombre) ;
  • limiter le temps de pâturage à quelques heures par jour (la majorité des cas pâturaient > 6h/ jour). Dans la mesure du possible, nourrir les animaux avant de les mettre dans la prairie ;
  • organiser la rotation des pâturages pour offrir exclusivement des prairies fournies ;
  • ne pas placer d’aliment (foin ou autre) à même le sol ;
  • essayez de détruire les jeunes plants le plus précocement possible (tondeuse, broyeur, faucheuse de refus pourraient peut-être tuer les plantules ; éventuellement, brûler-les). Pour des raisons de protection de l’environnement, éviter les produits chimiques. Attention, n’offrez pas ces pâturages tout de suite car il a été montré que même fanées, les plantules contiennent encore la toxine. Attendez que les plantules se décomposent et que l’herbe pousse ;
  • envisager la taille des érables à proximité des pâtures afin d’éviter la production de fleurs et de graines.

Pour plus d’informations à caractère pratique, nous vous invitons à consulter :

  • González-Medina et al., 2019. Atypical myopathy-associated hypoglycin A toxin remains in sycamore seedlings despite mowing, herbicidal spraying or storage in hay and silage. Equine Vet J. doi: 10.1111/evj.13070. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30629759
  • Habyarimana et. al., 2018. Émergence de la toxicité printanière et influence des conditions météorologiques sur les risques de myopathie atypique. In Proceedings: 44ème journée de la Recherche Equine, Paris, Paris, France, mars 2018, pp 157-160. http://hdl.handle.net/2268/233808
  • Renaud et al., 2019.  Myopathie atypique : les sources connues et suspectées d’intoxication.  Pratique vétérinaire équine.  Numéro spécial : les maladies du pâturage. 2019, 201, 6-11. https://www.lepointveterinaire.fr/editorial/pve.html
  • Votion et. al., 2019. Potential new sources of hypoglycin A poisoning for equids kept at pasture in spring: a field pilot study. Veterinary Record 2019, sous presse (bientôt disponible), DOI : 10.1136/vr.104424.

Si vous avez connaissance d’un cas, MERCI de le déclarer :

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Actualité du 11/01/2018

Savez-vous ce qu’est la myopathie atypique des équidés ?

La myopathie atypique des équidés est une maladie extrêmement sévère qui affecte les chevaux au pré. La cause de cette infection est, à ce jour, attribuée à l’action d’une toxine, l’hypoglycine A, contenue dans les graines de certains érables.

Cette maladie considérée comme émergente touche de plus en plus d’équidés qui vivent en pâture aux périodes de printemps et d’automne.

Pour tout savoir sur cette maladie et les recherches en cours, rendez-vous sur le site de la faculté de médecine vétérinaire de Liège dédié à cette maladie :

Si votre équidé souffre de myopathie atypique, déclarez-le sur le site ci-dessus dédié à cette maladie !


 

Suite aux alertes de grippe relevées du 14 décembre 2018 au 02 janvier 2019, vous trouverez ci-dessous un bilan de la situation épidémiologique.

 

A ce jour, quatre foyers de grippe ont été confirmés en France par LABEO Frank Duncombe. Une enquête est en cours pour explorer un possible lien épidémiologique entre les trois derniers foyers (concours dans un pays étranger limitrophe et importation d’un animal non vacciné en provenance du même pays).  Des mesures sanitaires ont été mises en place dans ses quatre effectifs dès l’apparition des symptômes. 

 

Le vendredi 14 décembre, un premier foyer de grippe a été identifié à Paris (75). Dans ce centre équestre d’environ 10 0 chevaux, neuf d’entre eux ont présentés de l’hyperthermie, de la toux et du jetage. L’effectif est pour tout ou partie vacciné.

Des mesures sanitaires ont été mises en place dès l’apparition des symptômes, en particulier concernant les mouvements qui sont suspendus depuis la confirmation du premier cas.

 

Le second foyer qui se situe dans le Pas-de-Calais (62) concerne un effectif de cinquante chevaux. Un cheval de sport de race Selle Français de 4 ans a été diagnostiqué positif pour la grippe, le vendredi 21 décembre. Ce cheval n’était pas vacciné. A ce jour : 14 chevaux sur 50 présentent des symptômes d’hyperthermie et de toux.

Des mesures sanitaires ont également été prises dans ce foyer à l’apparition des symptômes et sont renforcées depuis la confirmation des cas.

 

Un troisième foyer situé dans les Ardennes (08) a été confirmé positif le vendredi 28/12/18. L’effectif est à jour dans les vaccinations et les symptômes ont débuté après l’introduction d’un cheval non vacciné en provenance de Belgique. A ce jour, le RESPE attend des informations complémentaires sur les caractéristiques de ce foyer. Des mesures sanitaires ont été mises en place, dont l’arrêt des mouvements depuis la confirmation.

 

Le dernier foyer en date, se situe dans le Nord (59). L’effectif de ce centre équestre comprend une centaine de chevaux, dont 6 chevaux sont déclarés symptomatiques avec un tableau clinique variable selon les individus. Parmi eux, un cheval a été diagnostiqué positif pour la grippe le 02/01/2019. Ce cheval a été déplacé récemment en Belgique pour la participation à un concours. L’ensemble de l’effectif est vacciné.

Compte tenu :

  • Des mouvements survenus dans ces différents foyers avant l’apparition des symptômes et des potentiels contacts avec d’autres animaux pendant la période d’incubation, notamment lors de concours et autres rassemblements,
  • Du nombre de malades dans ces effectifs vaccinés ou partiellement vaccinés,
  • Du caractère hautement contagieux de cette maladie,

 

Le RESPE appelle à la vigilance et incite à la mise en place de mesures de précaution (en annexe).  L’enquête épidémiologique se poursuit et nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de ces foyers.

 

ANNEXE

Mesures sanitaires de prévention

 

Les rassemblements de chevaux (courses, concours, etc.) sont des lieux propices à la circulation des maladies contagieuses quelle que soit la situation épidémiologique en cours. Les risques sont d’autant plus importants lors de la circulation avérée de la maladie (alertes du RESPE sur des chevaux confirmés positifs en laboratoire, chevaux malades, etc.). Des mesures sanitaires de base sont alors à adopter (voir ci-dessous).

Plus un rassemblement regroupe de chevaux plus le risque est important, d’autant plus si les chevaux viennent de différents horizons.

1/ Pour les foyers confirmés :

  • Isoler les animaux positifs
  • Arrêter les mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Suivre la température de ces animaux pendant 1 semaine (période d’incubation)
  • Désinfecter le matériel ou utiliser du matériel à usage unique ; mettre en place des pédiluves devant les zones infectées ; les désinfectants virucides usuels sont actifs contre le virus
  • Désinfecter les locaux et effectuer un vide sanitaire avant toute réintroduction d’animal dans un local « infecté »
  • Désinfecter les vans et camions de transport
  • Limiter le contact des chevaux infectés uniquement au personnel responsable des soins
  • Mettre en place un circuit de soins (débuter les soins par les lots d’animaux sains pour terminer par les chevaux suspects et atteints)
  • Réaliser les soins entre les différents lots par des personnels différents ou à défaut en suivant le circuit de soins, changer de tenue entre les différents lots si personnel unique
  • Des prélèvements réguliers peuvent être mis en place pour suivre l’excrétion du virus (et donc la contagiosité) au sein d’un effectif

 

Ces mesures de prévention doivent continuer d’être appliquées pendant 30 jours après constat du dernier symptôme de grippe.

2/ En cas de suspicion, constat de symptômes respiratoires, 

  • Isoler, autant que faire se peut, les chevaux suspects.
  • Limiter des mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Isoler pour quarantaine les chevaux en provenance des sites infectés ou suspects
  • Suivre la température de ces animaux pendant 1 semaine (période d’incubation)
  • Contacter votre vétérinaire pour qu’il examine les chevaux suspects, en particulier ceux présentant de l’hyperthermie, du jetage, des œdèmes des membres et procède à des prélèvements (écouvillon naso-pharyngé), si nécessaire, pour recherche du virus de la grippe équine

 

Nous vous rappelons  que, selon l’article L228-3 du Code Rural, « Le fait de faire naître ou de contribuer volontairement à répandre une épizootie chez les vertébrés domestiques […] est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 75 000 €. La tentative est punie comme le délit consommé.

Le fait, par inobservation des règlements, de faire naître ou de contribuer à répandre involontairement une épizootie dans une espèce appartenant à l’un des groupes définis à l’alinéa précédent est puni d’une amende de 15 000 € et d’un emprisonnement de deux ans. »

 

Pour plus d’informations sur la maladie