La section équine des GDS des Hauts-de-France   Actualités section équine

  Actualité de la section équine des GDS Hauts-de-France

Publication du 28/01/2021

Source : RESPE

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APPEL A VIGILANCE – Foyers de grippe équine et de rhinopneumonie (HVE4) – 22/01/2021

APPEL A VIGILANCE

 

Suite aux différents foyers de grippe et de rhinopneumonie confirmés depuis début janvier 2021 dans des centres d’entraînement, voici un bilan de la situation épidémiologique sur notre territoire :

Foyers de grippe équine
A ce jour,  cinq foyers de grippe ont été confirmés ; deux foyers dans deux écuries de trot dans l’Orne et trois dans un centre d’entraînement de galop en région parisienne. Les équidés touchés ont présenté des signes cliniques caractéristiques : hyperthermie, toux, jetage. Certains chevaux présentaient des signes cliniques sévères.  Ils étaient tous vaccinés dans le respect de leur règlement respectif. Les premiers signalements d’animaux cliniques remonteraient à début décembre pour les galopeurs et à début janvier pour le foyer de trotteurs. Des mesures sanitaires ont été mises en place dans ces effectifs dès l’apparition des symptômes. L’enquête épidémiologique se poursuit.
Un typage des souches de virus isolées dans ces foyers a été réalisé et les résultats obtenus ce mardi montrent qu’il s’agirait de souches appartenant au même groupe que celle qui a causé l’épizootie de 2019. De fait, les caractéristiques de ces souches pourraient expliquer, comme en 2019, que des chevaux correctement vaccinés puissent exprimer des signes cliniques. La vaccination reste cependant une mesure efficace de lutte contre la maladie, en permettant de limiter les symptômes et surtout l’excrétion du virus, donc la diffusion de la maladie.

Foyers de rhinopneumonie (infection respiratoire à HVE4)
Mi décembre, un foyer montrant une forte circulation du virus HVE4 a été identifié dans un centre d’entrainement de galopeurs dans les Pyrénées Atlantiques (64). Les équidés, appartenant à des effectifs vaccinés, étaient majoritairement asymptomatiques, la maladie se manifestant surtout par des contreperformances. Plusieurs dizaines d’équidés ont depuis été diagnostiqués positifs pour la rhinopneumonie et plusieurs autres foyers en lien épidémiologique ont pu être identifiés. Des mesures sanitaires ont été mises en place rapidement, en particulier concernant les mouvements, qui sont suspendus depuis la confirmation des cas. Les chevaux encore infectés y sont toujours isolés à ce jour et doivent être testés négatifs pour sortir de l’isolement. Il s’agit désormais de s’assurer que cet épisode maîtrisé ne se répète pas ailleurs, c’est pourquoi des mesures de dépistage ont été décidées par France Galop et le Trot, notamment pour l’entrée et/ou l’installation des chevaux sur le centre de Cagnes-sur-Mer, qui accueille de nombreux chevaux galopeurs et trotteurs.

ANNEXE
Mesures sanitaires de prévention

 

Les rassemblements de chevaux (courses, concours, etc.) sont des lieux propices à la circulation des maladies contagieuses quelle que soit la situation épidémiologique en cours. Les risques sont d’autant plus importants lors de la circulation avérée de la maladie (alertes du RESPE sur des chevaux confirmés positifs en laboratoire, chevaux malades, etc.). Des mesures sanitaires de base sont alors à adopter (voir ci-dessous).
Plus un rassemblement regroupe de chevaux, plus le risque est important, d’autant plus si les chevaux viennent de différents horizons.

Sur le terrain, deux catégories de chevaux constituent un risque épidémiologique :
– Les chevaux des foyers confirmés : des poulains et chevaux, vaccinés ou non, malades, présentant toux, jetage et fièvre. Ces animaux sont porteurs d’une grande quantité de virus et le diffusent largement par les sécrétions respiratoires (gouttelettes projetées lors de la toux).
Ils restent excréteurs du virus pendant environ 3 semaines, ils doivent donc rester isolés pendant cette période.
– Les chevaux vaccinés ayant été en contact avec le virus mais qui ne présentent aucun symptôme : ils peuvent être porteurs du virus « au bout du nez ». Les quantités émises sont réduites et les animaux sont contagieux sur une période plus courte. Cependant, ces animaux cliniquement sains peuvent être un vecteur important de la maladie par contact direct lors d’épizootie telle que celle d’aujourd’hui. Des mesures de précautions doivent leur être appliquées.

Le matériel de soin et le personnel (mains, vêtements, …) peuvent aussi transporter de façon indirecte le virus.

1/ Pour les foyers confirmés :

  • Isoler les animaux positifs
  • Arrêter les mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Suivre la température de ces animaux pendant au moins 1 semaine (période d’incubation)
  • Désinfecter le matériel ou utiliser du matériel à usage unique ; mettre en place des pédiluves devant les zones infectées ; les désinfectants virucides usuels sont actifs contre le virus
  • Désinfecter les locaux et effectuer un vide sanitaire avant toute réintroduction d’animal dans un local « infecté »
  • Désinfecter les vans et camions de transport
  • Limiter le contact des chevaux infectés uniquement au personnel responsable des soins
  • Mettre en place un circuit de soins (débuter les soins par les lots d’animaux sains pour terminer par les chevaux suspects et atteints)
  • Réaliser les soins entre les différents lots par des personnels différents ou à défaut en suivant le circuit de soins, changer de tenue entre les différents lots si personnel unique
  • Des prélèvements réguliers peuvent être mis en place pour suivre l’excrétion du virus (et donc la contagiosité) au sein d’un effectif

Ces mesures de prévention doivent continuer d’être appliquées pendant 30 jours après constat du dernier symptôme de grippe ou de rhinopneumonie.

2/ En cas de suspicion, constat de symptômes respiratoires,

  • Isoler, autant que faire se peut, les chevaux suspects.
  • Limiter des mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Isoler pour quarantaine les chevaux en provenance des sites infectés ou suspects
  • Suivre la température de ces animaux pendant au moins 1 semaine (période d’incubation)
  • Contacter votre vétérinaire pour qu’il examine les chevaux suspects, en particulier ceux présentant de l’hyperthermie, du jetage, des œdèmes des membres et procède à des prélèvements (écouvillon naso-pharyngé), si nécessaire, pour recherche du virus de la grippe équine

La vaccination est un des piliers de la prévention contre les maladies contagieuses. Elle permet de protéger de manière individuelle l’équidé vacciné en réduisant le risque d’infection et/ou en réduisant la sévérité et la durée des signes cliniques.  La vaccination permet également de réduire l’excrétion de l’agent pathogène par l’équidé malade,  limitant la transmission de la maladie aux autres équidés.  C’est aussi une protection collective : plus le nombre d’équidés vaccinés contre une maladie est important, moins il y a de diffusion de l’agent pathogène et, de fait, plus le risque d’épidémie est faible. En cas de forte circulation de virus ou lors d’épizootie, il peut être recommandé pour des animaux en bonne santé, de vacciner ceux qui ne le sont pas et pour ceux déjà vaccinés, de renouveler les rappels si ces derniers datent de plus de 6 mois.

Nous vous rappelons  que, selon l’article L228-3 du Code Rural, « Le fait de faire naître ou de contribuer volontairement à répandre une épizootie chez les vertébrés domestiques […] est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 75 000 €. La tentative est punie comme le délit consommé.
Le fait, par inobservation des règlements, de faire naître ou de contribuer à répandre involontairement une épizootie dans une espèce appartenant à l’un des groupes définis à l’alinéa précédent est puni d’une amende de 15 000 € et d’un emprisonnement de deux ans. »

Pour plus d’informations sur les maladies :
–  Grippe : Fiche maladie RESPE / Fiche maladie IFCE
–  HVE4 : Fiche maladie RESPE / Fiche maladie IFCE
–  Que faire lorsqu’une maladie équine est confirmée dans votre structure ?
–  Comment organiser un circuit de soins ?

Communications France-Galop :
21.01.13_COMMUNIQUE AUX ENTRAINEURS – Recommandation CAGNES V2
Communiqué rhino Centre entrainement

Communications Le Trot :
Demande d’analyse 2021 Le TROT – rhino
COMMUNIQUE TESTS RHINO CAGNES JANVIER 2021 V2
COMMUNIQUE RHINO ET GRIPPE EQUINE 11 JANVIER 2021
PRECISIONS AU SUJET DES TESTS RHINOPNEUMONIE EXIGES POUR COURIR A CAGNES

 

 

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Article du 2/10/2020

Source : RESPE

 

Myopathie Atypique – Appel à la vigilance
Automne 2020

La série de cas attendue pour cet automne arrive. En effet, les premiers cas de myopathie atypique viennent d’être déclarés.

Dans la limite du possible :

  • Proscrire l’accès aux pâtures qui contiennent des samares d’érables sycomores (voire délimiter la pâture pour éviter les zones où les samares sont présentes en grand nombre) ;
  • Ou, à minima, limiter le temps de pâturage à quelques heures par jour (la majorité des cas pâturaient > 6h/ jour). Dans la mesure du possible, nourrir les animaux avant de les mettre dans la prairie ;
  • Ne pas placer d’aliments (foin ou autre) à même le sol.
Samares d’érable sycomore (Acer pseudoplatanus)

Pour plus d’informations à caractère pratique, nous vous invitons à lire l’article « Réponses aux Questions Fréquemment Posées (FAQs) à propos de l’alimentation et de la gestion des équidés ainsi que de la gestion des pâtures afin de réduire le risque de myopathie atypique » téléchargeable librement via ce lien http://hdl.handle.net/2268/245399 ainsi que ses annexes (fiche explicative: « Comment reconnaitre les érables de nos régions » : http://hdl.handle.net/2268/242222).

Encouragez vos connaissances à rapporter les cas :
– en tant que propriétaire, via le lien :
http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/questionnaire-proprietaire/
– en tant que vétérinaire, via le lien :
http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/veterinaire/formulaire-veterinaire/
– en tant que vétérinaire (cas survenus en France), via le lien :
https://respe.net/

Encore une fois, merci à tous les vétérinaires et propriétaires d’équidés atteints pour leur collaboration. Sans votre aide, cette alerte et les études associées n’existeraient pas.

Très cordialement,

L’équipe de l’AMAG et du Respe

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Article du 30/12/2019

Source : RESPE

BILAN REPRODUCTION du RESPE – ANNEE 2019

Le RESPE produit un rapport d’information périodique sur la reproduction équine, dans l’objectif de diffuser des informations concernant les maladies ou tout autre événement en lien avec la reproduction des équidés pouvant avoir des répercussions sur la saison de monte.

Les maladies suivies sont notamment l’exanthème coïtal – HVE3 et les maladies suivies dans le cadre de la surveillance officielle de la monte ou pouvant impacter la saison de reproduction

Les informations diffusées proviennent du RESPE, du Laboratoire de Santé Equine (LNR/UE) de l’Anses-Normandie ainsi que de la base de données SIRE-IFCE pour le suivi officiel de la monte.

Vous trouverez en lien ci-dessous le bilan pour la saison 2019.

Télécharger le rapport en pdf

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Article du 22/11/2019

Source : Fédération Française d’Equitation

Visite sanitaire obligatoire d’élevage pour les équidés : lancement de la campagne 2019-2020

L’année 2019 marque le lancement de la visite sanitaire obligatoire pour les équidés. Sa mise en place fait suite à l’arrêté ministériel du 19 septembre 2018 qui est venu intégrer les équidés à la liste des espèces concernées par cette visite.

 

Objectifs de la visite sanitaire

La visite consiste en un temps d’échange entre le détenteur et son vétérinaire sanitaire. Il ne s’agit donc ni d’un contrôle ni d’une consultation des animaux.

L’objet de la visite est de sensibiliser les éleveurs à une thématique d’intérêt en santé publique vétérinaire en leur fournissant des conseils personnalisés sur cette thématique. Pour cette première édition, ce sont les outils de prévention contre les maladies contagieuses et vectorielles chez les équidés qui ont été retenus.

 

Les bénéficiaires

La visite sanitaire obligatoire s’adresse à tous les détenteurs de trois équidés ou plus, professionnels comme particuliers. Ces détenteurs ont, en vertu de l’article R203-1-2 du Code rural et de la pêche maritime précisé par arrêté du 23 juillet 2012, l’obligation de déclarer un vétérinaire sanitaire auprès de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) du département du lieu de détention.

 

Le déroulement

La visite sanitaire est réalisée une fois tous les deux ans. La durée de la visite est de l’ordre d’une heure.

C’est le vétérinaire sanitaire qui prend contact avec les détenteurs concernés pour convenir d’un rendez-vous.

 

Calendrier des visites

La campagne 2019-2020 a débuté le 1er octobre dernier. Jusqu’au 31 décembre de cette année, les visites concernent les détenteurs d’équidés ayant désigné un vétérinaire sanitaire avant le 31 décembre 2018. Ceux ayant effectué cette déclaration au cours de l’année 2019 ou qui n’ont pas pu être visités en 2019 le seront au cours de l’année 2020.

 

Le financement

Cette visite est financièrement prise en charge par l’Etat et donc gratuite pour le détenteur.

 

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N° du lieu de détention : il vous sera demandé au début de la visite.

Pour gagner du temps, nous vous invitons donc chercher dès à présent l’attestation d’enregistrement de votre lieu de détention sur laquelle il figure.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

 

 

Références :

Arrêté du 19 septembre 2018 modifiant l’arrêté du 24 septembre 2015 mettant en place les visites sanitaires dans les élevages

Code rural :

Art.203-1-2

Arrêté du 23 juillet 2012 relatif aux conditions d’exercice du vétérinaire sanitaire

Instruction technique DGAL/SDSPA/2019-694

 

Pour en savoir plus :

Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation : Visite sanitaire équine obligatoire

Ifce : « Vétérinaire sanitaire »

 

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Actualité du 7/05/2019

Source : RESPE

Découvrez le dernier communiqué du RESPE, en date du 3/05/2019 sur la clôture de l’épizootie de grippe équine :

 

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Actualité du 19/04/2019

Source : RESPE

Bilan repoduction du RESPE au 31/03/2019

Le RESPE produit un rapport d’information périodique sur la reproduction équine, dans l’objectif de diffuser des informations concernant les maladies ou tout autre événement en lien avec la reproduction des équidés pouvant avoir des répercussions sur la saison de monte.

Les maladies suivies sont notamment l’exanthème coïtal – HVE3 et les maladies suivies dans le cadre de la surveillance officielle de la monte ou pouvant impacter la saison de reproduction

Les informations diffusées proviennent du RESPE, ainsi que de la base de données SIRE pour le suivi officiel de la monte.

Vous trouverez en lien ci-dessous le premier bilan pour la saison 2019, prenant en compte les informations disponibles au 31 mars.

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Actualité du 5/04/2019

Source : RESPE

Myopathie Atypique – Bilan du RESPE au 02 avril 2019

Depuis le début de l’année 2019, le RESPE a recensé 13 suspicions de Myopathie atypique par ses Vétérinaires Sentinelles : 1 en Ardèche (07), 2 dans les Ardennes (08), 1 en Dordogne (24), 1 en Ille-et-Vilaine (35), 2 en Haute-Marne (52), 1 dans le Pas-de-Calais (62), 1 en Haute-Saône (70), 1 en Seine-Maritime (76), 1 dans les Yvelines (78), 1 dans le Tarn (81), 1 dans la Vienne (86).

5 de ces cas ont été déclarés en ce tout début avril.

Vous trouverez ci-dessous le message d’information de l’AMAG.

2019/04/02: Alerte –  Myopathie atypique

La série de cas attendue pour le printemps arrive. En effet, le nombre de cas de myopathie atypique ne cesse d’augmenter ces derniers jours.

 

Plantule d’érable sycomore (Acer pseudoplatanus)
Source : RESPE

Dans la limite du possible :

  • temporairement limiter l’accès aux pâtures qui contiennent des plantules d’érables sycomores (voire délimiter la pâture pour éviter les zones où les plantules sont présentes en grand nombre) ;
  • limiter le temps de pâturage à quelques heures par jour (la majorité des cas pâturaient > 6h/ jour). Dans la mesure du possible, nourrir les animaux avant de les mettre dans la prairie ;
  • organiser la rotation des pâturages pour offrir exclusivement des prairies fournies ;
  • ne pas placer d’aliment (foin ou autre) à même le sol ;
  • essayez de détruire les jeunes plants le plus précocement possible (tondeuse, broyeur, faucheuse de refus pourraient peut-être tuer les plantules ; éventuellement, brûler-les). Pour des raisons de protection de l’environnement, éviter les produits chimiques. Attention, n’offrez pas ces pâturages tout de suite car il a été montré que même fanées, les plantules contiennent encore la toxine. Attendez que les plantules se décomposent et que l’herbe pousse ;
  • envisager la taille des érables à proximité des pâtures afin d’éviter la production de fleurs et de graines.

Pour plus d’informations à caractère pratique, nous vous invitons à consulter :

  • González-Medina et al., 2019. Atypical myopathy-associated hypoglycin A toxin remains in sycamore seedlings despite mowing, herbicidal spraying or storage in hay and silage. Equine Vet J. doi: 10.1111/evj.13070. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/30629759
  • Habyarimana et. al., 2018. Émergence de la toxicité printanière et influence des conditions météorologiques sur les risques de myopathie atypique. In Proceedings: 44ème journée de la Recherche Equine, Paris, Paris, France, mars 2018, pp 157-160. http://hdl.handle.net/2268/233808
  • Renaud et al., 2019.  Myopathie atypique : les sources connues et suspectées d’intoxication.  Pratique vétérinaire équine.  Numéro spécial : les maladies du pâturage. 2019, 201, 6-11. https://www.lepointveterinaire.fr/editorial/pve.html
  • Votion et. al., 2019. Potential new sources of hypoglycin A poisoning for equids kept at pasture in spring: a field pilot study. Veterinary Record 2019, sous presse (bientôt disponible), DOI : 10.1136/vr.104424.

Si vous avez connaissance d’un cas, MERCI de le déclarer :

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Actualité du 11/01/2018

Savez-vous ce qu’est la myopathie atypique des équidés ?

La myopathie atypique des équidés est une maladie extrêmement sévère qui affecte les chevaux au pré. La cause de cette infection est, à ce jour, attribuée à l’action d’une toxine, l’hypoglycine A, contenue dans les graines de certains érables.

Cette maladie considérée comme émergente touche de plus en plus d’équidés qui vivent en pâture aux périodes de printemps et d’automne.

Pour tout savoir sur cette maladie et les recherches en cours, rendez-vous sur le site de la faculté de médecine vétérinaire de Liège dédié à cette maladie :

Si votre équidé souffre de myopathie atypique, déclarez-le sur le site ci-dessus dédié à cette maladie !


 

Suite aux alertes de grippe relevées du 14 décembre 2018 au 02 janvier 2019, vous trouverez ci-dessous un bilan de la situation épidémiologique.

 

A ce jour, quatre foyers de grippe ont été confirmés en France par LABEO Frank Duncombe. Une enquête est en cours pour explorer un possible lien épidémiologique entre les trois derniers foyers (concours dans un pays étranger limitrophe et importation d’un animal non vacciné en provenance du même pays).  Des mesures sanitaires ont été mises en place dans ses quatre effectifs dès l’apparition des symptômes. 

 

Le vendredi 14 décembre, un premier foyer de grippe a été identifié à Paris (75). Dans ce centre équestre d’environ 10 0 chevaux, neuf d’entre eux ont présentés de l’hyperthermie, de la toux et du jetage. L’effectif est pour tout ou partie vacciné.

Des mesures sanitaires ont été mises en place dès l’apparition des symptômes, en particulier concernant les mouvements qui sont suspendus depuis la confirmation du premier cas.

 

Le second foyer qui se situe dans le Pas-de-Calais (62) concerne un effectif de cinquante chevaux. Un cheval de sport de race Selle Français de 4 ans a été diagnostiqué positif pour la grippe, le vendredi 21 décembre. Ce cheval n’était pas vacciné. A ce jour : 14 chevaux sur 50 présentent des symptômes d’hyperthermie et de toux.

Des mesures sanitaires ont également été prises dans ce foyer à l’apparition des symptômes et sont renforcées depuis la confirmation des cas.

 

Un troisième foyer situé dans les Ardennes (08) a été confirmé positif le vendredi 28/12/18. L’effectif est à jour dans les vaccinations et les symptômes ont débuté après l’introduction d’un cheval non vacciné en provenance de Belgique. A ce jour, le RESPE attend des informations complémentaires sur les caractéristiques de ce foyer. Des mesures sanitaires ont été mises en place, dont l’arrêt des mouvements depuis la confirmation.

 

Le dernier foyer en date, se situe dans le Nord (59). L’effectif de ce centre équestre comprend une centaine de chevaux, dont 6 chevaux sont déclarés symptomatiques avec un tableau clinique variable selon les individus. Parmi eux, un cheval a été diagnostiqué positif pour la grippe le 02/01/2019. Ce cheval a été déplacé récemment en Belgique pour la participation à un concours. L’ensemble de l’effectif est vacciné.

Compte tenu :

  • Des mouvements survenus dans ces différents foyers avant l’apparition des symptômes et des potentiels contacts avec d’autres animaux pendant la période d’incubation, notamment lors de concours et autres rassemblements,
  • Du nombre de malades dans ces effectifs vaccinés ou partiellement vaccinés,
  • Du caractère hautement contagieux de cette maladie,

 

Le RESPE appelle à la vigilance et incite à la mise en place de mesures de précaution (en annexe).  L’enquête épidémiologique se poursuit et nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de ces foyers.

 

ANNEXE

Mesures sanitaires de prévention

 

Les rassemblements de chevaux (courses, concours, etc.) sont des lieux propices à la circulation des maladies contagieuses quelle que soit la situation épidémiologique en cours. Les risques sont d’autant plus importants lors de la circulation avérée de la maladie (alertes du RESPE sur des chevaux confirmés positifs en laboratoire, chevaux malades, etc.). Des mesures sanitaires de base sont alors à adopter (voir ci-dessous).

Plus un rassemblement regroupe de chevaux plus le risque est important, d’autant plus si les chevaux viennent de différents horizons.

1/ Pour les foyers confirmés :

  • Isoler les animaux positifs
  • Arrêter les mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Suivre la température de ces animaux pendant 1 semaine (période d’incubation)
  • Désinfecter le matériel ou utiliser du matériel à usage unique ; mettre en place des pédiluves devant les zones infectées ; les désinfectants virucides usuels sont actifs contre le virus
  • Désinfecter les locaux et effectuer un vide sanitaire avant toute réintroduction d’animal dans un local « infecté »
  • Désinfecter les vans et camions de transport
  • Limiter le contact des chevaux infectés uniquement au personnel responsable des soins
  • Mettre en place un circuit de soins (débuter les soins par les lots d’animaux sains pour terminer par les chevaux suspects et atteints)
  • Réaliser les soins entre les différents lots par des personnels différents ou à défaut en suivant le circuit de soins, changer de tenue entre les différents lots si personnel unique
  • Des prélèvements réguliers peuvent être mis en place pour suivre l’excrétion du virus (et donc la contagiosité) au sein d’un effectif

 

Ces mesures de prévention doivent continuer d’être appliquées pendant 30 jours après constat du dernier symptôme de grippe.

2/ En cas de suspicion, constat de symptômes respiratoires, 

  • Isoler, autant que faire se peut, les chevaux suspects.
  • Limiter des mouvements de chevaux dans et hors de la structure
  • Isoler pour quarantaine les chevaux en provenance des sites infectés ou suspects
  • Suivre la température de ces animaux pendant 1 semaine (période d’incubation)
  • Contacter votre vétérinaire pour qu’il examine les chevaux suspects, en particulier ceux présentant de l’hyperthermie, du jetage, des œdèmes des membres et procède à des prélèvements (écouvillon naso-pharyngé), si nécessaire, pour recherche du virus de la grippe équine

 

Nous vous rappelons  que, selon l’article L228-3 du Code Rural, « Le fait de faire naître ou de contribuer volontairement à répandre une épizootie chez les vertébrés domestiques […] est puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 75 000 €. La tentative est punie comme le délit consommé.

Le fait, par inobservation des règlements, de faire naître ou de contribuer à répandre involontairement une épizootie dans une espèce appartenant à l’un des groupes définis à l’alinéa précédent est puni d’une amende de 15 000 € et d’un emprisonnement de deux ans. »

 

Pour plus d’informations sur la maladie